
Fin août. Déjà…
Les vacances touchent à leur fin pour beaucoup d’entre nous. Les valises sont presque rangées, la rentrée approche, et pourtant… une drôle de sensation peut s’installer.
On se demande alors :
« Comment est-il possible que je sois encore fatigué(e) alors que je viens de prendre des vacances ? »
Parce que se reposer quelques jours ne suffit pas toujours à effacer plusieurs mois de fatigue, de stress, de sommeil perturbé ou de rythme intense.
Et parfois, les vacances ne rechargent pas autant nos batteries que nous l’imaginons.
Se mettre en pause ne signifie pas forcément récupérer
Pendant l’année, nous avons tendance à fonctionner en mode automatique.
Travail, enfants, trajets, obligations, rendez-vous, charge mentale, repas à préparer, tâches administratives… On avance, parfois en repoussant la fatigue et la récupération au lendemain.
Puis arrivent les vacances.
Et soudain, le rythme ralentit.
C’est souvent à ce moment-là que l’on réalise à quel point on était fatigué.
Les premiers jours peuvent même être accompagnés d’une sensation de grande fatigue, d’un besoin de dormir davantage ou, à l’inverse, d’une difficulté à « décrocher ».
Ce n’est pas forcément le signe que les vacances ne servent à rien.
Au contraire.
On peut avoir l’impression que le corps profite enfin du ralentissement pour exprimer ce qu’il n’avait pas eu le temps de faire entendre pendant l’année.
La fatigue physique : quand le corps a besoin de plus que quelques jours
La fatigue physique peut avoir de nombreuses origines : rythme de vie soutenu, activité physique intense, sommeil insuffisant, alimentation déséquilibrée, périodes de stress prolongées…
Et les vacances ne sont pas toujours synonymes d’immobilité !
On marche davantage, on nage, on fait des randonnées, on visite, on voyage, on se couche plus tard, on profite des soirées… Certaines vacances ressemblent finalement à un véritable marathon.

À cela peut s’ajouter la chaleur.
Lorsque les températures sont élevées, l’organisme doit travailler pour maintenir sa température corporelle. La transpiration entraîne également des pertes en eau et en électrolytes, particulièrement lorsque l’exposition à la chaleur ou l’activité physique est importante.
Les vacances peuvent donc offrir du repos, tout en demandant parfois à notre organisme de s’adapter davantage : chaleur, changements de rythme, activité physique, déplacements, repas différents…
Résultat : on peut avoir besoin de récupération même pendant une période censée être reposante.
Et la fatigue mentale, alors ?
Il y a aussi une fatigue que l’on ne mesure pas toujours : la fatigue mentale.
On peut dormir davantage et continuer à avoir l’impression d’avoir la tête pleine.
Le cerveau, lui aussi, a besoin de ralentir.
Pendant les vacances, certaines personnes continuent pourtant à consulter leurs mails, regarder les notifications, organiser les activités de toute la famille, gérer les imprévus…
Le corps est peut-être en vacances. La tête, beaucoup moins.
La récupération passe donc aussi par de véritables moments de déconnexion : moins de sollicitations, moins d’écrans, moins d’obligations… et davantage de temps où l’on ne fait rien de particulier.
Et finalement, ne rien faire est parfois exactement ce dont nous avons besoin.

Le stress accumulé ne disparaît pas en quelques jours
Autre élément important : le stress.
Lorsque nous traversons une période de stress prolongé, l’organisme reste mobilisé et s’adapte en permanence.
Même lorsque la situation stressante disparaît, il peut falloir un certain temps pour retrouver un équilibre.
C’est pourquoi 15 jours de vacances ne suffisent pas nécessairement à « remettre les compteurs à zéro ».
On ne récupère pas toujours en quelques jours ce que l’on a dépensé pendant plusieurs mois.
Le repos est parfois un processus, pas un interrupteur.
L’alimentation des vacances : plaisir oui, culpabilité non !

Les vacances sont aussi l’occasion de changer nos habitudes alimentaires.
Apéritifs, restaurants, glaces, repas plus tardifs, alcool, grignotages, petits-déjeuners différents…
Et il n’est évidemment pas question de culpabiliser !
Les vacances sont aussi faites pour profiter.
Mais lorsque ces habitudes se prolongent plusieurs semaines, certaines personnes peuvent ressentir davantage de lourdeur digestive, de ballonnements ou une sensation de baisse d’énergie.
La chaleur peut également diminuer l’appétit et modifier nos envies alimentaires.
L’idée n’est donc pas de revenir de vacances avec une liste d’interdits, mais simplement de retrouver une alimentation qui soutient l’organisme :
- davantage de fruits et légumes de saison ;
- une bonne source de protéines à chaque repas ;
- des aliments riches en fibres ;
- une hydratation suffisante ;
- des repas simples et digestes ;
- et bien sûr, une place pour le plaisir !
Pas besoin de « détox » radicale à la rentrée !
Le corps apprécie généralement davantage la régularité que les grands bouleversements.
Le sommeil : dormir plus ne veut pas toujours dire mieux récupérer
Pendant les vacances, le sommeil peut lui aussi être chamboulé.
On se couche plus tard.
On se lève plus tard.
On fait parfois des siestes.
On change de lieu.
La chaleur peut rendre l’endormissement plus difficile et provoquer davantage de réveils nocturnes.
Et même lorsque nous avons passé huit ou neuf heures au lit, la qualité du sommeil peut ne pas être optimale.
À la fin des vacances, l’objectif n’est donc pas forcément de retrouver immédiatement un rythme militaire.
Il peut être plus intéressant de réinstaller progressivement des horaires réguliers, notamment pour le coucher et le lever.
Quelques jours peuvent suffire à aider l’organisme à retrouver ses repères.
Le soleil : ami de notre rythme… mais avec mesure

Le soleil joue évidemment un rôle important pendant l’été.
La lumière naturelle participe notamment à la régulation de notre horloge biologique et favorise une bonne synchronisation du cycle veille-sommeil.
Elle contribue également à la synthèse de vitamine D lorsque la peau est exposée aux UVB.
Mais là encore, tout est question d’équilibre.
Plus de soleil ne signifie pas nécessairement plus d’énergie.
Une exposition excessive peut au contraire fatiguer l’organisme, favoriser la déshydratation et augmenter les risques liés aux UV.
Le soleil est précieux, mais il n’est pas nécessaire de « faire le plein » jusqu’à épuisement.
Alors, comment vraiment recharger ses batteries ?
Peut-être en changeant légèrement notre définition du repos.
Recharger ses batteries, ce n’est pas uniquement : dormir + partir en vacances + ne pas travailler.
C’est aussi :
ralentir + récupérer + bien manger + s’hydrater + respirer + dormir suffisamment + diminuer les sollicitations + retrouver progressivement un rythme qui nous convient.
Et surtout, comprendre que chacun ne récupère pas de la même manière.
Pour certaines personnes, les vacances idéales seront synonymes de calme et de sommeil.
Pour d’autres, ce sera marcher, nager, découvrir de nouveaux endroits, passer du temps avec leurs proches ou simplement changer d’environnement.
L’important est de se demander :
« De quoi ai-je réellement besoin pour récupérer ? »
Et si la rentrée était l’occasion de ne pas recommencer comme avant ?

Fin août est finalement une période intéressante.
Nous sommes encore dans l’été, mais la rentrée se profile déjà.
Plutôt que d’attendre d’être complètement épuisé(e) pour agir, pourquoi ne pas profiter de cette période pour observer son énergie ?
Comment est mon sommeil ?
Comment est ma digestion ?
Ai-je encore besoin de récupérer ?
Est-ce que je me sens reposé(e)… ou simplement heureux(se) d’avoir changé de rythme pendant quelques semaines ?
Et surtout : qu’est-ce que je pourrais conserver de mes vacances dans mon quotidien ?
Un petit-déjeuner plus tranquille.
Une marche quotidienne.
Davantage de temps dehors.
Des repas plus simples.
Une vraie pause déjeuner.
Moins d’écrans le soir.
Un coucher un peu plus régulier.
Parfois, ce sont ces petits changements répétés qui permettent de préserver notre énergie bien plus longtemps qu’une seule grande période de repos.
Les vacances ne sont donc pas forcément une recharge complète.
Elles peuvent être le début de la récupération.
Et si la fatigue persiste, devient importante ou inhabituelle malgré le repos, il est important de ne pas tout attribuer au « contrecoup des vacances » : une fatigue persistante peut avoir différentes causes et mérite parfois un avis médical.
En septembre…
L’été touche doucement à sa fin.
Le rythme va progressivement changer, les journées vont raccourcir et notre exposition au soleil va diminuer.
On parle beaucoup de la fatigue de rentrée, mais un autre élément mérite alors notre attention :
la vitamine D.
Pourquoi reste-t-elle essentielle alors que l’été touche à sa fin ?
C’est ce que nous verrons dans le prochain article.

1 commentaire sur « Les vacances suffisent-elles vraiment à recharger les batteries ? »
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